L’ADN des adhésifs néolithiques révèle les pratiques techniques et sociales du passé
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Publié le 21 janvier 2026–Mis à jour le 26 janvier 2026
Date(s)
le 21 janvier 2026
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Des travaux menés par une équipe du CEPAM (Cultures et environnements : Préhistoire, Antiquité, Moyen Âge) apportent un éclairage inédit sur les pratiques du Néolithique en Europe. En analysant l’ADN contenu dans des adhésifs anciens, les chercheurs révèlent leurs usages multiples, de la fabrication d’outils à des pratiques du quotidien. L’étude a été publiée dans la revue Proceedings of the Royal Society B: Biological Sciences.
Cette étude internationale a porté sur une trentaine d’artefacts issus de neuf sites néolithiques alpins et péri-alpins. L’analyse combinée de la matière organique et de l’ADN humain, animal et végétal présent dans des adhésifs montre qu’ils servaient à emmancher des outils lithiques, réparer des céramiques, ou encore étaient mastiqués, à la manière de « chewing-gums ». Ces résultats soulignent le fort potentiel des résidus organiques pour comprendre les pratiques techniques, économiques et sociales des sociétés du passé.