Université Côte d’Azur et le Parc national du Mercantour signent un partenariat pour l’utilisation de l’IA pour analyser les données audio-visuelles des animaux du parc

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Publié le 18 novembre 2020 Mis à jour le 14 janvier 2021
Date(s)

le 14 septembre 2020

Université Côte d’Azur et le Parc national du Mercantour ont signé le 14 septembre à la Maison de l’Intelligence Artificielle une convention cadre de partenariat autour de l’utilisation des nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle pour la connaissance de la biodiversité et des mécanismes écologiques.

L’évolution rapide des technologies permet aujourd’hui aux acteurs de la conservation de la nature de s’appuyer sur de nouveaux outils qui leur apportent des informations particulièrement riches mais qui nécessitent des compétences spécifiques pour les mettre en œuvre.

Le déploiement de capteurs (bioacoustique, pièges photographiques et vidéo, émetteurs GPS) permet d’acquérir des données en continu. Cela génère des flux et des volumes importants de données pas forcément exploitables directement. Des algorithmes sont nécessaires pour les décoder, structurer, quantifier. L’intelligence artificielle permet aujourd’hui de traiter ce type de données mais cela reste encore expérimental dans les sciences de la conservation de la nature.

De plus, modélisation et données spatialisées issues notamment de la télédétection permettent de mettre en relation les paramètres biologiques et environnementaux pour accéder à une meilleure compréhension des mécanismes biogéographiques en jeu et des évolutions spatio-temporelles.

Enfin, le séquençage de l'ADN permet de savoir à quelle espèce voire à quel individu appartient un prélèvement. Cela a considérablement fait progresser le dispositif de Capture-Marquage-Recapture pour estimer la dynamique d’une population.

La convention--cadre a pour objet de construire les bases maîtresses d’une collaboration entre Université Côte d’Azur et le Parc national du Mercantour pour créer une réelle dynamique de travail en commun en s’appuyant sur les compétences de chacun.

Le premier projet pilote s’appuie sur une étude déjà engagée et dont une partie des données est disponible : l’utilisation de l’intelligence artificielle pour le traitement de données issues de pièges photographiques.